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PERFORMANCES & BONHEUR

Et oui, n’ayons pas peur des mots : le bonheur ! Vaste sujet que je vais tenter de faire tenir en 1 page…

Ma vocation personnelle est - à travers mon activité de coach - d’apporter de bonnes ondes et de faire rayonner les gens que je rencontre, de les faire s’épanouir. Sauf que je suis business coach et non life coach. La différence fondamentale est qu’en entreprise, les enjeux personnels s’inscrivent dans des enjeux collectifs complexes, centrés autour de la performance. 

D’où la question : comment combiner épanouissement et performances ? 

En fait, les 2 sont intimement liés.

D’un point de vue collectif d’abord, le témoignage de Stéphane Saba -DRH de Pepsico France- est symbolique de cette mouvance et de cette croyance que le bien-être au travail favorise l’efficacité opérationnelle*. La volonté et les moyens que les organisations consacrent à cet enjeu du bien-être sont de plus en plus importants. Mais toutes les organisations ne visent pas le podium des entreprises où il fait bon travailler et tout le monde n’a pas un manager qui laisse de la place à la croissance personnelle. 

D’un point de vue individuel, donc maîtrisable, j’aime beaucoup la philosophie de Spinoza : le bonheur viendrait de l’accroissement de notre puissance en développant nos talents personnels, en ce sens qu’ils constituent ce qui nous est le plus utile. En d’autres termes, choisir ses « voies » et s’y engager pleinement, c’est être libre et cela conduit au bonheur…et à l’efficacité business. Le défi est donc d’être au bon endroit en choisissant l’activité et l’organisation qui font sens pour nous, en ligne avec nos valeurs, nos convictions et notre intuition. Le défi est aussi d’assumer sa spécificité et la puissance que l’on génère lorsque l’on s’engage pleinement en creusant son sillon. 

Mais le bonheur se fait-il au détriment des autres ?

Un des freins majeurs au développement de ses performances est la peur d’écraser les autres. Tout se passe comme si pour « décoller », il fallait s’appuyer sur les autres, quitte à les « couler ». C’est un fantasme de « perdant ». Le bonheur est contagieux, les performances et le leadership aussi. ça s’appelle tirer l’équipe vers le haut. 

Voici un texte que je trouve très inspirant sur ce sujet :

« Notre peur la plus profonde n'est pas de ne pas être à la hauteur. Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de toute limite. C'est notre lumière, et non notre obscurité, qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : « Qui suis-je, moi, pour être brillant, superbe, talentueux et merveilleux ? » En réalité, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. Se rapetisser afin que les autres ne se sentent pas en insécurité n'a rien d'une attitude éclairée. Nous sommes tous destinés à briller, comme brillent les enfants. Nous sommes nés afin de manifester la gloire de Dieu en nous. Et ceci n'est pas simplement pour quelques-uns d'entre nous, mais pour chacun de nous. Et en laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire autant. En nous libérant de notre peur, notre puissance libère automatiquement les autres. »

Ecrit par Marianne Williamson, et repris par Nelson Mandela lors de son discours d'investiture en 1994.

Oser rêver plus grand, et se donner les moyens de son potentiel, c’est le début du bonheur. C’est exigeant mais le chemin est beau.

 

*L’interview de S. Saba par les Echos : http://urlz.fr/rNg