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POURQUOI LE COACHING DEVIENT UN LEVIER CLÉ DE DÉVELOPPEMENT

(PERSONNEL ET BUSINESS)

Je vois 3 leviers majeurs au développement récent du coaching

HISTORIQUEMENT
D’une croissance structurelle
à la compétition internationale

Après la reconstruction post-2ème guerre mondiale et la croissance économique mécanique qui s’ensuivit pendant les 30 glorieuses, l’optimisation des performances individuelles est devenue une nécessité, non plus pour les « forces vives » (modèle Fordien) mais pour les managers et dirigeants. La croissance naturelle du marché diminuant, il s’agissait alors de trouver un nouveau relai de croissance intra entreprise et de sur-performer le marché. D’où l’intérêt pour les nouvelles approches et pratiques liées à la performance dont le coaching était le fer de lance.

SOCIOLOGIQUEMENT
D’un besoin d’appartenance
à un besoin de réalisation de soi

La pyramide de Maslow* est un excellent modèle d’analyse de nos besoins. Elle s’applique à la fois aux stades de développement d’une personne mais aussi aux stades de développement d’une société. Les années 80 ont marqué le tournant entre le besoin d’appartenance à un Groupe (on faisait « carrière ») et celui de la réalisation personnelle où chacun vise le juste équilibre entre vie pro et vie perso, où l’on prend en main sa vie pro en « créant » son job ou en en changeant régulièrement, où la liberté offerte par la multiplicité des choix donne à la fois des frissons de joie et le vertige (« deviens qui tu es » : un beau précepte, mais quelle responsabilité !).

En ce sens le coaching aide à oser répondre à ses besoins, à se faire confiance, à s’affirmer et à se réaliser.

Je pense d’ailleurs que le modèle d’organisation gagnant sera celui de l’entreprise éphémère, qui existera en rassemblant les talents qui auront su s’affirmer et se marketer. Mais c’est un autre beau sujet qui fera prochainement l’objet d’un autre billet « Point de Vue ».

TECHNOLOGIQUEMENT
Du plan stratégique long terme
au chaos management

Le développement des technologies a considérablement raccourci les cycles de décision et de développement : le mail a remplacé le fax, le micro-trading a remplacé l’investissement à long terme, les équipes marketing consacrent 90% de leur temps à préparer N+1 voire à réviser Q3/Q4, etc.

En parallèle, la mondialisation a agrandi le marché et donc renforcé les menaces (et les opportunités au sens du modèle d’analyse SWOT).

Ces nouveaux cycles courts créent mécaniquement du chaos. En effet, si l’on peut suivre une tendance sur le long terme, le (très) court terme est par nature, quel que soit l’environnement, imprédictible et en changement permanent.

Or, si l’être humain s’adapte à tout, il se mettra toujours dans la position de minimiser le risque (en vertu de la pyramide de Maslow : la sécurité étant un besoin primaire). Donc il aura une tendance naturelle à être stressé, déstabilisé par le changement, surtout lorsqu’il est permanent.

C’est dans ce contexte que le coaching prend tout son sens pour être capable d’évoluer dans des zones grises (ni noires, ni blanches : changeantes) : ne pas avoir peur d’agrandir sa zone de confort, accepter le chaos (face à un besoin de contrôle très commun, car rassurant), bref travailler sa « souplesse ».