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  • Photo du rédacteurThomas Giraud

Le temps est élastique, sachez l’étirer 



 

Drôle de « truc » que le temps.  

Il semble passer plus vite avec l’âge, il est interminable au feu rouge, trop rapide pour mon fils quand il n’a plus que 10 minutes avant d’aller se coucher, il nous glisse entre les doigts lorsque nous sommes happés par nos multiples occupations du quotidien. 

 

Pour réduire la frustration du temps qui passe inexorablement, une option est de choisir de le remplir au maximum, de faire plus, d’optimiser. C’est privilégier le faire à l’être.  

Le problème de cette stratégie est qu’elle s’accompagne d’un désir croissant et illimité vers plus de temps pour faire plus de choses. La frustration du temps qui passe trop vite n’est jamais loin. Et la lutte contre le temps qui passe conduit à l’épuisement (le temps gagne toujours). 

 

« HABITER » LE TEMPS 

Comme d’habitude, inspirons-nous de ce que font les sportifs de haut niveau. 

C’est fascinant comme au tennis, pour une même balle reçue, on a l’impression que certains joueurs « ont le temps » pendant que d’autres « sont en retard ». Et ce n’est pas une question de déplacement quand il s’agit de retourner un service à plus de 200 km/h. 

Alors comment font-ils pour rendre le temps élastique ?  

Réponse simple : ils voient plus vite que les autres, c’est-à-dire qu’ils réduisent leur temps de réaction. 

Réponse complexe : ils sont en pleine conscience, et, ce faisant, ne subissent pas le temps. Car ils ne sont ni dans le ressassement du passé, ni en train d’imaginer un futur qui n’existe pas, ils « habitent » le présent, lui donne de la densité. 

Concrètement, pour être en pleine conscience, le joueur devient observateur de la scène. Il commence par observer sa respiration : comment est le souffle ? comment bat le cœur ? Plus le rythme est calme, plus le joueur a de l’énergie à mettre à disposition de son corps. 

Il est aussi observateur de la scène dans son ensemble. Cela permet à son corps d’emmagasiner toutes les informations dont il aura besoin pour réagir en un « rien de temps » (placement du serveur, lancé de balle, etc.). 

Résultat ? Ce n’est évidemment pas le temps qui ralentit pour se caler sur le rythme du joueur, mais sa disponibilité et sa « clairvoyance » qui permettent d’être plus simple, plus précis, plus direct dans l’action. 

Dans le business, votre défi est le suivant : et si, quand vous étiez pressés par le temps, vous preniez le temps de vous observer en situation, de « suspendre » le temps ? 

Vous offrir régulièrement des moments focalisés sur « l’être » (pas sur le « faire »), c’est mieux habiter votre temps, c’est en faire votre allié.   

 

LE COURAGE DE PRIORISER CE QUI EST IMPORTANT 

Prenons maintenant un point de vue plus large sur le temps : et si ce n’était pas le temps qui passait, mais nous qui passions dans le temps ? Et quand notre temps est passé, comment ne pas regretter ce que nous n’avons pas fait ? 

Imaginez que votre vie est un grand vase. Vous le remplissez avec des gros cailloux (ce qui compte vraiment pour vous), des petits cailloux (les petits projets), du sable et de l’eau (les choses du quotidien). Faites l’expérience : si vous commencez par le sable et les petits cailloux, vous ne rentrerez pas tous les gros cailloux, ceux qui sont si importants pour vous… 

 

Posez vous aussi la question en entreprise : subissez-vous le traitement des emails entrants ou parvenez-vous à identifier et prioriser vos « vrais » sujets, ceux qui vous tiennent à cœur et qui créent de la valeur ? 

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